CGT éduc’action 45
Liberté Solidarité Bien-être
60 000 postes : promesse tenue ?

 26 mille stagiaires à mi temps,

soit seulement un total de 15 mille postes (temps plein)

 6 mille emplois précaires ( 4 mille AESH, 2 mille AED)

 7 et 8 mille postes dans le primaire et le secondaire.

Par conséquent quelque soit le calcul, nous n’arrivons pas au 60 mille poste promis.

Enfin, ces créations

 Ne compensent pas la hausse démographique.

 Ne compensent pas la disparition de 80 mille postes sous le quinquennat Sarkozy.

60 mille postes pourvus ?

Article mis en ligne le 1er novembre 2016
dernière modification le 26 novembre 2016

par admin1

60 000 postes : promesse tenue ?

Tout d’abord, cette annonce se base sur la programmation, pour les concours 2017, de 12 842 postes censés compléter ceux créés les années précédentes. Le ministère s’avance un peu : programmer des postes aux concours ne signifie pas forcément les pourvoir. On note d’ailleurs depuis plusieurs années que certaines disciplines du second degré ont régulièrement des centaines de postes non pourvus : pourquoi en serait-il autrement en 2017 ?

Ensuite, le gouvernement parle de postes alors qu’il s’agit en réalité d’emplois. Cette distinction n’est pas neutre puisque sur ces 60 000 ’postes’, il y a 25 938 stagiaires. Comme ces derniers sont en grande majorité à mi-temps, c’est en réalité de l’ordre de 15 000 postes qui sont occupés.

D’autre part, le gouvernement inclut dans ces postes des personnels précaires, 4 251 aides aux élèves en situation de handicap (AESH) et 2 150 assistant-e-s d’éducation : non seulement ces personnels sont presque tous à temps partiel et sous-payés, mais ils sont surtout non-titulaires. Le gouvernement se glorifie donc de la création de plus de 6 000 précaires…

D’ailleurs, la situation est à ce point difficile que les rectorats embauchent de plus en plus de contractuel-les. Il étend même et généralise cette pratique dans le premier degré...

De plus, une part non négligeable de ces ’créations’ sert à financer les réformes, et en premier lieu la réforme du collège. Conséquence : des pans entiers de l’Education nationale sont totalement ignorés... c’est le cas des lycées professionnels qui ont même vu leur nombre d’enseignant-es baisser. 

De fait, ces ’créations’ ne compensent pas les besoins, en particulier la hausse démographique : sur le terrain, elles restent invisibles car les classes restent surchargées... Enfin, cette promesse (même tenue) ne compenserait même pas les 80 000 postes supprimés sous Sarkozy.

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