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AGISSONS POUR CONSTRUIRE UN AUTRE MONDE !

Le gouvernement Sarkozy a, pendant cinq ans, privilégié les plus riches, cédé à toutes les exigences du MEDEF et démontré son incapacité à sortir le pays de la crise et à répondre aux besoins du monde du travail et de la majorité des citoyens.

Depuis 2012 et l’arrivée de François Hollande, le sentiment partagé par la majorité des salariés est que le choix politique de rigueur budgétaire plutôt que celui de la relance, produit les mêmes effets pour les couches populaires. Pour beaucoup, les désillusions sont à la hauteur des espoirs qu’ils avaient fondés sur un changement
au sommet de l’état.

Article mis en ligne le 13 octobre 2013

par admin1

Les salariés, les citoyens souffrent des conséquences de choix politiques, conduits dans un contexte de crise systémique dont ils ne perçoivent ni l’issue sociale, ni l’issue politique.

Cette crise économique, amplifiée par la crise financière, touche durement les salariés, quels que soient leurs statuts, les demandeurs d’emploi, les retraités, alors qu’ils n’en sont en rien responsables.

Elle fragilise l’avenir des jeunes, des plus pauvres, met à mal le vivre ensemble et les solidarités ; elle accroît les inégalités, la précarité, l’insécurité sociale, et génère les situations de pauvreté et d’exclusion. Elle divise les salariés en tentant de les opposer entre eux.

Le gouvernement Sarkozy a, pendant cinq ans, privilégié les plus riches, cédé à toutes les exigences du MEDEF et démontré son incapacité à sortir le pays de la crise et à répondre aux besoins du monde du travail et de la majorité des citoyens.

Depuis 2012 et l’arrivée de François Hollande, le sentiment partagé par la majorité des salariés est que le choix politique de rigueur budgétaire plutôt que celui de la relance, produit les mêmes effets pour les couches populaires. Pour beaucoup, les désillusions sont à la hauteur des espoirs qu’ils avaient fondés sur un changement au sommet de l’état.

Ce constat conduit un bon nombre d’entre eux au fatalisme et au repli sur soi.

Rejet du politique, absence de perspectives, résignation, désertion des urnes, voire vote Front National par dépit ou pire pour « essayer autre chose »… C’est ce que nous venons de vivre, dimanche dernier dans le Var, à l’occasion de la cantonale partielle de Brignoles.

Loin de porter des jugements qui diviseraient plus encore les salariés, la CGT entend poursuivre inexorablement son travail aux côtés de tous les républicains progressistes qui pensent qu’un avenir meilleur est possible.

Elle fait des propositions alternatives pour construire cette société pleine d’avenir, basée sur le progrès social et économique, la démocratie, la solidarité et la justice.

Elle appelle à se mobiliser fortement pour les voir appliquer.

 
Les luttes sociales qui se développent pour les salaires, les conditions de travail, le service public, la politique industrielle, la protection sociale, l’emploi pour toutes et tous, et la défense des acquis sociaux sont autant de motifs d’espoir d’une transformation de notre quotidien et d’issue à la crise.

Le combat est certes difficile mais il mérite d’être mené, pour notre avenir commun.

Il réclame ténacité et opiniâtreté pour informer, échanger, convaincre.

C’est dans cet état d’esprit que nous construisons la journée d’action du 15 octobre et que nous construirons les mobilisations futures.

Notre espérance n’est pas béate.

Elle repose sur un fait incontestable : l’argent existe pour satisfaire nos
revendications.

Nous proposons aux salariés de s’organiser dans la CGT et de participer aux initiatives prévues sur les salaires, l’emploi et les retraites pour peser sur la politique du gouvernement !

Ceux-ci ne doivent pas être dupes du virage pseudo-social opéré par Marine Lepen. Son plan de communication consiste à laisser penser qu’elle incarnerait la voix des salariés. Il n’en est rien.

S’il surfe sur la misère sociale, le FN n’apporte aucune réponse pour l’enrayer.
Il est au contraire l’un des meilleurs alliés du capitalisme.

[rouge]Remise en cause du droit de grève, des droits syndicaux, autoritarisme, reculs sociaux et sociétaux…[/rouge]Voilà ce que propose le FN. Ici, dans le VAR, n’oublions pas
que Toulon a vécu, à ses dépens, des années de Front National aux manettes.
Années qui se sont soldées par un bilan de triste mémoire.

[rouge]ALORS RÉSOLUMENT NON,
LE VOTE FN N’EST PAS LA
SOLUTION[/rouge] !