"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux", Benjamin Franklin.
Depuis la loi du 30/10/2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, les collectivités territoriales se permettent de vouloir mettre en place des dispositifs inouïs dans les établissements scolaires.
Ce projet de loi intègre dans le droit commun des dispositions jusque-là réservées à l’état d’urgence. C’est donc la course à l’équipement en caméras de vidéo-surveillance et autres systèmes pour une pseudo-sécurité.
Nous croyions que le prélèvement d’ADN de syndicalistes était le sommet de cette dérive fascisante. Eh bien non ! Il y a toujours pire avec Macron.
Ainsi, après l’annonce par le Maire de Nice, entérinée par le Ministre de l’éducation nationale, de mettre un policier municipal dans chaque école à la rentrée, c’est au tour du Président de la Région PACA d’annoncer des mesures tout aussi liberticides : tester la reconnaissance faciale dans un lycée de Nice. Ou encore donner un statut légitime à la chasse au faciès.
Comment pourrait-on être d’accord avec ces projets qui remettent en cause tous les principes de la liberté qu’elle soit individuelle ou collective ; qui laissent la porte ouverte à toutes les dérives, toutes les discriminations ?
Comment accepter que le chef d’établissement du lycée des Eucalyptus justifie un tel arsenal avec des arguments pédagogiques ?
Comment tolérer que l’argent dont notre école publique a besoin soit gaspillé dans des mesures dont on connaît l’inutilité et la nocivité ? D’autant plus que ces systèmes enrichissent des lobbys qui profitent de ce tout-sécuritaire.
"Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux", Benjamin Franklin.
Nous condamnons fermement ce projet de vidéo-surveillance à reconnaissance faciale au nom de la liberté des élèves et des personnels.
Communiqué de la CGT Éduc’action 06