Un objectif principal : baisser la dépense, au détriment du service et de l’emploi publics
Les notions de compétitivité et de rationalisation de la dépense publique constituent le fondement de ce projet. Celui-ci vise clairement à réaliser des économies d’échelle et à tailler dans l’emploi et les services publics. Il est de ce point de vue parfaitement cohérent avec les coupes sans précédent opérées et programmées dans les dotations de l’Etat aux collectivités. Celles-ci produisent déjà des effets délétères pour le service public mais aussi pour le tissu économique, du fait de la baisse de l’investissement public et des commandes aux entreprises qu’il génère. S’il est adopté, le projet actuel aggravera cette situation.
Après plusieurs reports, le gouvernement a enfin dévoilé le projet de loi « de décentralisation et de réforme de l’action publique ». Ce projet doit être examiné par les Conseils Supérieurs de la Fonction Publique Territoriale et de la Fonction Publique de l’Etat fin mars/début avril, puis dans la foulée par le Conseil d’Etat avant une présentation au Conseil des Ministres le 10 avril. Le projet entamera alors son parcours parlementaire au Sénat fin mai.
Un objectif principal : baisser la dépense, au détriment du service et de l’emploi publics
Les notions de compétitivité et de rationalisation de la dépense publique constituent le fondement de ce projet. Celui-ci vise clairement à réaliser des économies d’échelle et à tailler dans l’emploi et les services publics. Il est de ce point de vue parfaitement cohérent avec les coupes sans précédent opérées et programmées dans les dotations de l’Etat aux collectivités. Celles-ci produisent déjà des effets délétères pour le service public mais aussi pour le tissu économique, du fait de la baisse de l’investissement public et des commandes aux entreprises qu’il génère. S’il est adopté, le projet actuel aggravera cette situation.
Métropolisation : on prend les mêmes et on recommence
Pour la CGT, les métropoles sont de véritables machines à concentrer les richesses et à désertifier le territoire. L’adoption du projet actuel marquerait le franchissement d’un nouveau cap dans la concentration des richesses et des lieux de décisions, au service des impératifs de la compétitivité et des intérêts du grand patronat.
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