CGT éduc’action 45
Liberté Solidarité Bien-être
6 FÉVRIER 2014 - TOUTES LES RAISONS DE REVENDIQUER

Les motifs d’insatisfaction et les raisons
d’exprimer notre mécontentement
ne manquent pas. Nul besoin de
catalogue pour illustrer les réalités de nos
conditions de vie et de travail dégradées.
La peur de perdre son emploi et l’angoisse de
l’endettement figurent en tête des préoccupations
des salariés en cette fin d’année 2013…

GRÈVE ET MANIFESTATIONS INTERPROFESSIONNELLES

[rouge]MONTARGIS 10H30 PLACE DU PÂTIS[/rouge]

[rouge]ORLÉANS 10H30 PLACE DU MARTROI[/rouge]

Article mis en ligne le 4 février 2014
dernière modification le 14 janvier 2014

par admin1

Les motifs d’insatisfaction et les raisons
d’exprimer notre mécontentement
ne manquent pas. Nul besoin de
catalogue pour illustrer les réalités de nos
conditions de vie et de travail dégradées.
La peur de perdre son emploi et l’angoisse de
l’endettement figurent en tête des préoccupations
des salariés en cette fin d’année 2013…

Les richesses créées par notre travail doivent
prioritairement servir à la réponse aux besoins
sociaux, à la création d’emplois de qualité,
à la revalorisation du Smic, à la hausse des
salaires pour vivre mieux et permettre une relance
de la croissance par la consommation
des ménages.

C’est pourquoi la CGT propose, le plus
unitairement possible, de porter ensemble
nos exigences en matière de salaires,
d’emplois, de conditions de travail,
de protection sociale, de service public,
le 6 février 2014, sur les lieux de travail,
les territoires et les professions et, partout
en France.

MANIFESTONS
ENSEMBLE !

La parution des chiffres du chômage du mois de novembre 2013 constitue un marqueur de l’échec de la politique du gouvernement. Car, non seulement, la courbe du nombre de demandeurs d’emplois en fin d’année 2013 ne s’est pas inversée comme le candidat Hollande l’avait promis, mais elle est repartie à la hausse (voir communiqué CGT du 26 décembre 2013).

La mise en œuvre législative de l’accord sur la sécurisation de l’emploi, la contraction des dépenses publiques, le refus de favoriser la consommation par l’augmentation du pouvoir d’achat des salaires et pensions ou encore le nouveau cadeau de 20 milliards d’euros fait aux entreprises et aux actionnaires au travers du Crédit d’impôt compétitivité emploi, financé par la hausse de la TVA au 1er janvier 2014 n’ont fait qu’empirer la situation des salariés actifs, retraités et des privés d’emplois.

Dans ce contexte où les plans sociaux se multiplient, où de plus en plus de salariés se retrouvent exclus du travail, où les inégalités se creusent, où la pauvreté progresse, le Patronat et Gouvernement vont toujours plus loin et veulent encore plus.

Les libertés elles-mêmes sont mises à mal. Le parquet général de Lyon a choisi le dernier jour de l’année pour faire appel du jugement du tribunal correctionnel qui avait relaxé nos cinq camarades de Roanne. Le Gouvernement s’apprête à supprimer les élections prud’homales.

Les vœux présidentiels, au lieu d’être un moment de rassemblement et du vivre ensemble ont encore marqué une étape supplémentaire dans le choix, désormais clairement assumé de favoriser les marges des entreprises et les dividendes des actionnaires.

Dans le prolongement du vote de la réforme des retraites en fin d’année 2013 et de la décision sous pression du patronat d’ouvrir sans délai ni négociations préalables les magasins de bricolage le dimanche, le Président de la République s’est engagé à accélérer, au nom de la sacro sainte compétitivité, la baisse du coût du travail pour les entreprises, la baisse des dépenses publiques, la déréglementation et la transformation du modèle fiscal et social français.

Ce qui bride l’activité économique et provoque le chômage, c’est le coût exorbitant du capital. Ils veulent encore l’alourdir pour les salariés. Au contraire, nous avons besoin d’augmentations générales des salaires. C’est socialement juste et dynamisant pour l’activité économique.