CGT éduc’action 45
Liberté Solidarité Bien-être
Bilan de la grève du 12 février

Les enseignants du primaire se sont massivement mobilisés, mardi 12 février, contre la réforme des rythmes scolaires. Au niveau national, ils étaient entre 36 % et 58 % de grévistes selon, respectivement, le ministère de l’éducation nationale et le syndicat majoritaire SNUipp-FSU.

Article mis en ligne le 12 février 2013
dernière modification le 16 février 2013

par admin1

A retenir de l’article du Monde du 12 février.

Il s’agit moins d’une réforme des rythmes scolaires que d’un d’un transfert de compétences de l’État aux collectivités."

D’après le décret, c’est aux municipalités de décider de l’organisation de la future journée des écoliers, d’où un "changement de nature de l’école" puisque son action sera guidée "par les collectivités et non par le ministère de l’éducation nationale".

En conséquence, on peut légitimement s’inquiéter de cette accentuation de la décentralisation, sans être suivie de fonds nécessaires versés aux communes, laissant présager une explosion des inégalités territoriales.

Ce que dit le décret

Le décret du 24 janvier réformant l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires prévoit d’allonger la semaine à neuf demi-journées travaillées, soit une de plus qu’aujourd’hui, prévue le mercredi matin (ou le samedi matin sur dérogation). Elle prévoit cependant un allègement des journées de classe qui ne devront pas excéder 5 h 30 et les demi-journées trois heures et demi. Le temps de travail sera ainsi moins long alors que les écoliers français ont les journées les plus chargées d’Europe.

La conséquence  : un temps "périscolaire" plus important, soit sur la pause de midi, soit après la classe. Les élèves seront bien à l’école mais pas pour un temps d’apprentissage : des activités sportives, culturelles ou artistiques pourront être proposées sur ce temps libéré en plus de l’étude dirigée ou du système de garderie comme actuellement.