CGT éduc’action 45
Liberté Solidarité Bien-être
La CGT Éduc’action soutient les mobilisations en cours dans l’Éducation prioritaire

Au fur et à mesure des annonces de sorties d’écoles et établissements de l’Éducation prioritaire dans les académies, les personnels et les parents d’élèves manifestent leur opposition, par la grève ou la manifestation, comme dans l’académie de Bordeaux, les Hauts-de-Seine, à Paris, en Seine-Saint-Denis…

[rouge]UN MOUVEMENT DE GRÈVE EST LANCÉ POUR LE 17 DÉCEMBRE 2014[/rouge]

[bleu]Le 6 pages sur l’Education [bleu]prioritaire[/bleu] et la carte de répartition des REP.

LA LISTE DES ÉTABLISSEMENTS REP ET REP + DANS LES DIFFÉRENTS DÉPARTEMENTS

L’ÉVOLUTION DES EMPLOIS ENSEIGNANTS À LA RENTRÉE 2015 DANS LE 1ER DEGRÉ ET 2ÈME DEGRÉ

Article mis en ligne le 8 décembre 2014
dernière modification le 4 février 2015

par admin1

COMMUNIQUE DE PRESSE
CGT Educ’action - 263 rue de Paris - case 549 - 93515 MONTREUIL cedex
Mel : unsen@ferc.cgt.fr - Site : www.unsen.cgt.fr

Contact Presse : Matthieu Brabant - 06 77 81 34 83

17 décembre : la CGT Éduc’action appelle à la grève pour défendre l’Éducation prioritaire

Tract d’appel à la grève le 17 décembre 2014

Depuis le début, la CGT Éduc’action soutient les écoles, collèges et lycées mobilisés localement pour défendre l’Éducation prioritaire.

Mercredi 17 décembre 2014, le Comité Technique Ministériel aura à son ordre du jour la nouvelle carte de l’Éducation prioritaire.

La CGT Éduc’action appelle à faire du 17 décembre une journée nationale de défense de l’Éducation prioritaire. Elle appelle les personnels mobilisés des écoles, collèges et lycées à se mettre en grève et à organiser, dans les académies, des mobilisations unitaires.
Elle participera au rassemblement qui sera organisé devant le ministère.

Montreuil, le 10 décembre 2014


[bleu]PRIMES : Cas du Lot et Garonne ; Cathy Gazi SD du 47[/bleu]

Pour notre part, en Lot et Garonne, le Fumélois (un LEGT, un LP deux
collèges, 12 écoles) a été classé en ZEP en 82. Puis en 2006, les lycées
n’ont pas été classés RRS. La prime et les bonus mutation, hors classe ont
été maintenus pour tous, même les nouveaux profs, jusqu’à maintenant.
Pour le Collège de Port Sainte Marie qui est devenu RRS, les enseignants ne
touchaient pas la prime !

D’autre part, dans les différentes entrevues au Rectorat, on nous dit que
pour les nouveaux entrants en REP, les dispositifs d’aide seraient donnés
progressivement...

Donc soyez vigilants et réclamez pour les nouveaux bénéficiaires


Au fur et à mesure des annonces de sorties d’écoles et établissements de l’Éducation prioritaire dans les académies, les personnels et les parents d’élèves manifestent leur opposition, par la grève ou la manifestation, comme dans l’académie de Bordeaux, les Hauts-de-Seine, à Paris, en Seine-Saint-Denis…

6 pages spécial éducation prioritaire

[bleu]Le 6 pages sur l’Education [bleu]prioritaire[/bleu]

Pour en savoir plus

Il faut dire que, derrière le plan de "relance"+ de l’Éducation prioritaire, se cache un redéploiement de moyens dans un cadre budgétaire contraint.

Le refus de dévoiler l’indice social ayant servi à constituer la nouvelle carte de l’Éducation prioritaire rend totalement illégitime la sortie des dispositifs d’Éducation prioritaire. C’est surtout la preuve que le but du ministère est de restreindre le champ de celle-ci.

De plus, à aucun moment il n’est question, pour le gouvernement, de diminuer les effectifs par classe en Éducation prioritaire. Pourtant, les études ayant démontré l’impact positif des faibles effectifs sur la réussite des élèves, particulièrement en ZEP, sont nombreuses.
Au contraire, pour les établissements qui en sortent, les effectifs par classe vont augmenter, aggravant les conditions d’étude des élèves et de travail des personnels.

Les lycées sont, pour le moment, absents des dispositifs annoncés. Pourtant certains d’entre eux, les lycées professionnels notamment, accueillent le même public que les REP et REP+. Ainsi, pour le ministère, la difficulté sociale qu’est sensée combattre l’Éducation prioritaire, s’arrêterait à l’entrée en seconde !

Les collègues concerné-e-s par cette sortie vont perdre, après trois années, l’indemnité spéciale qu’ils percevaient comme reconnaissance de la difficulté d’exercice. C’est d’autant plus scandaleux que les salaires des fonctionnaires sont gelés depuis 2010 et que beaucoup des personnels concerné-e-s sont en début de carrière et exercent dans des zones où le coût de la vie est élevée.

Les enseignant-e-s du second degré vont également perdre, au bout de trois années, les bonifications pour leur barème de mutation (APV) attribuées après cinq années d’exercice en ZEP.
Ces deux dispositifs permettent, en partie, de stabiliser des équipes d’enseignant-e-s titulaires en Éducation prioritaire. Leur fin est non seulement une rupture de contrat moral entre l’institution et les personnels, mais risque aussi de vider écoles et établissements de leurs équipes.

Alors que la crise et l’austérité frappent de plein fouet les classes populaires, le gouvernement retire les moyens à des écoles et établissements qui continuent pourtant d’en accueillir les enfants.

La CGT Éduc’action soutient totalement les luttes menées par les personnels et les parents d’élèves pour rester en Éducation prioritaire et elle contribuera à leur extension.
Pour la CGT Éduc’action, un seul mot d’ordre : aucune sortie d’établissement ou école de l’Éducation prioritaire.