- L’accentuation de l’autonomie des chefs d’établissements.
- EPI AP sur les heures de discipline et la baisse des heures de cours des élèves.
- Le tout informatique sans réel moyen de maintenance.
Les points d’achoppements principaux de cette réforme :
– l’accentuation de l’autonomie des chefs d’établissements, aux dépends de la liberté pédagogique des enseignants et donc de leur autonomie de travail. Ce point va clairement accentuer les différences entre collègues (le mérite à la tête du client), conduire à davantage de concurrence entre collègues, pour la mise en place de projets éducatifs par exemple...
– La mise en place des EPI (Enseignement pratique interdisciplinaire) et de l’AP (Aide Personnalisée) sur les heures de discipline, deux dispositifs qui ne sont pas pérennisés dans la réforme, et la baisse concomitante des heures de cours des élèves risquent de se traduire (comme pour les Itinéraires de Découvertes, IDD) par leur disparition prochaine mais sans revenir sur la baisse des heures disciplinaires. En conséquence, bon nombre de collègues, à terme, risquent de devoir compléter leur service sur plusieurs établissements, ce qui est déjà le cas pour des collègues de latin ou d’allemand parfois partagés sur trois établissements (collège, lycée général comme professionnel).
– La volonté affichée du gouvernement de développer l’usage des TICE dans les établissements sans mettre à disposition des moyens suffisants pour la maintenance du parc informatique, pose des problèmes conséquents. Bon nombre de collèges disposent d’ordinateurs avec des systèmes d’exploitation différents, (XP, Seven ou Huit) soulevant des problèmes de fonctionnement en réseau, de compatibilité des logiciels... Ainsi, un collègue d’anglais qui navigue sur plusieurs salles et établissements est confronté à différents systèmes, et ne parviens pas à trouver une fois sur deux le logiciel nécessaire pour lire ses vidéos.