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Evolution des cotisations augmentation du déficit

Une comparaison entre l’explosion des exonérations des cotisations patronales et l’augmentation des déficits de la Sécu. Et une comparaison entre la gestion des déficits sous les gouvernements de gauche et de droite.

Article mis en ligne le 16 octobre 2012
dernière modification le 1er novembre 2012

par admin1

Première idée : l’exonération des cotisations patronales est la raison principale du trou de la Sécu. Source CGT

Deuxième idée : le déficit de la Sécu tient surtout a une politique des gouvernements de droite, axée sur les exonérations de cotisations patronales. Mais les gouvernements de gauche ont aussi leur petite part de responsabilité. En 2000, par exemple, le gouvernement socialiste Jospin, accepte une baisse des cotisations patronales pour les entreprises ayant adhéré aux 35 heures, en espérant que la création d’emplois (300 mille créations directes et 1.7 millions d’emplois indirects suite aux 35 h) vienne compenser cette baisse des cotisations patronales. EN 2002, le gouvernement Chirac-Raffarin étend cette exonération à l’ensemble des entreprises, d’où l’augmentation brutale en 2002 du déficit de la Sécu, (cf graphique ci-dessous).
Enfin, les fluctuation annuelles du solde de la Sécu s’expliquent également par l’évolution du taux de chômage. Ainsi, l’augmentation du chômage conduit à une baisse des rentrées des cotisations salariales et patronales dans les caisses de la Sécu. En effet, les cotisations salariales et patronales financent aux deux tiers les dépenses de la Sécu.

Source Wikipédia

Troisième idée : relativiser le trou de la Sécu : Les dépenses de la Sécu par an s’élèvent à environ 537 milliards d’€, pour un déficit cumulé en 2010 de 20 milliards soit tout juste 4 % de déficit, alors que la dette de l’Etat est de 1700 milliards d’€ en 2011, soit 80 % du P.I.B. .

D’après Rue 89 Tout d’abord, le déficit de la sécurité sociale représentait en 2010 l’équivalent de 1,5% du PIB, alors que l’ensemble du déficit public était de 7,7%. La Sécurité sociale engendre donc moins de 20% du déficit public alors qu’elle gère plus de 50% de la dépense publique[...] Les années 1999 à 2001, dernière période de solde excédentaire, ont été les années où la masse salariale a le plus fortement progressé. L’effet « 35 heures » ?[...] En outre, le rapport du comité d’évaluation des dépenses fiscales et des niches sociales, paru en juin 2011, nous apprend que les exonérations et réductions de cotisations s’élèvent à plus de 30 milliards d’euros dont près de 3,5 milliards ne sont pas compensées par l’Etat. Si on ajoute à cela les 6,5 milliards correspondant aux diverses exemptions d’assiettes (l’intéressement mais aussi les stock-options et les contrats de prévoyance complémentaire sont exclus du calcul des cotisations), on aboutit à une perte de 10 milliards d’euros, soit a peu près le déficit qualifié de « structurel » par la Cour des comptes.