La CGT revendique une reconnaissance collective de la pénibilité dans le public comme dans le privé.
[bleu]La CGT revendique une reconnaissance collective de la pénibilité dans le public comme dans le privé.[/bleu]
[rouge]Les employeurs ont l’obligation règlementaire de préserver la santé physique et mentale des travailleurs.[/rouge]
La question de la pénibilité au travail comporte plusieurs aspects :
– Une grande partie de la pénibilité au travail, qui agit directement sur l’espérance de vie en bonne santé des travailleurs, est directement issue des mauvaises conditions physiques du travail et de son intensification.
– Cependant d’autres formes de pénibilités, notamment les risques psychosociaux (RPS), viennent interagir avec la santé physique, mentale et sociale des agent-es. Des négociations conditions de vie au travail sont en cours, avec un volet sur la prévention des RPS.
L’employeur doit prendre des mesures pour les supprimer en agissant directement sur les conditions de l’exercice des missions ainsi que sur leur organisation.
Il existe des fonctionnements dans l’organisation du travail, qui augmentent les facteurs de pénibilité, qui ne peuvent être évités, réduits, ou supprimés. Ceux-ci doivent relever d’une compensation ou de la réparation de la pénibilité. Il en est de même pour certaines missions de service public.
Propositions CGT pour la Fonction publique :
Prévention de la pénibilité
– Liste des postes et des corps ou cadres d’emploi avec facteurs de pénibilité.
– Respect de la réglementation dans le DUER (Document Unique d’Evaluation des Risques).
– Visite médicale et suivi médical renforcés pour les actifs et les retraités.
– Réduction du temps de travail réduisant l’exposition aux facteurs de pénibilité comme pour le travail de nuit.
– Obligation des employeurs FPH et FPT de déclarer les accidents de service ou maladies professionnelles avec la fiche Prorisq créée par la CNRACL.
– Documents de suivi des facteurs d’exposition par corps, cadre d’emplois (logique de service actif).
– Etude sur l’usure prématurée par corps et cadre d’emplois, en intégrant l’espérance de vie en bonne santé des travailleurs et travailleuses.
– Saisie des Formations Spécialisées n°2 (statistiques) et 4 (conditions de travail) du CCFP pour étude des facteurs de pénibilité et à tous les niveaux ministériels, interministériels, établissements, collectivités locales. Bilan et évaluation des mesures de préventions mises en oeuvre : épidémiologie, statistiques, données sexuées, etc.
– Mobilité choisie et reclassement des agents qui le souhaitent.
– Anticipation et/ou création de l’aménagement du travail en particulier sur la fin de carrière, sans substitution du droit au départ anticipé
– Possibilité de départ progressif sans perte des avantages acquis.