Nadine Chevallier (psychologue) pose le problème du stress, de la pénibilité au travail.
Réflexion de départ : c’est une affaire commerciale de tenir les gens mal, ainsi les laboratoires pharmaceutiques profitent de la vente d’amphétamines pour partie responsables du trou de la sécu ; les suicides au travail, le tabac, l’alcool… contribuent à ce déficit.
Faire de la prévention contribuerait à réduire ces dépenses. Dans cette optique, Nadine Chevallier propose le développement de consultations psychologique pour le personnel de l’Education nationale.
Inciter les entreprises à la prévention n’est d’ailleurs pas chose nouvelle. En effet, les syndicats ont obtenu l’imposition de cotisations sociales supplémentaires à l’employeur en cas d’augmentation de suicides dans l’entreprise.
« Les investissements d’aujourd’hui font les économies de demain. »
PROPOSITIONS :
Dans chaque établissement, une veille clinique (définie en CHS-CT comité hygiène et sécurité et conditions de travail) doit mettre en place
– le registre santé et sécurité au travail,
– faire un état des lieux des actes de violences, tentatives de suicides, évolution du nombre d’accidents sur la route…
– Faire le bilan de ce qui ne va pas au sein de votre établissement, un prof qui craque, pleure, se met, en arrêt maladie…
– Faire le bilan des dispositifs déjà mis en place (atouts, faiblesses).
A savoir, beaucoup de suicides ne sont pas déclarés par les familles car ne sont pas remboursés par les assurances. 300 à 400 salariés par an se suicideraient sur leur lieu de travail. Le suicide sur le lieu de travail est pris en compte seulement depuis 1997.
Autres propositions d’après le code du travail (l’art L 4 121-1) mettre en place
– des formations, comme travailler et placer sa voix, utiliser les outils de son corps, comment gérer l’effet de surprise ;
– des entretiens individuels psychologiques : 4 à 6 journées budgétées, trouver les fonds c’est possible, demander une intervention extérieure, droit de bénéficier d’un soutien psy. L’argent existe. Les Rectorats sont formés sur ce sujet. C’est un travail dans la continuité.
Ce dispositif permet également de lutter contre les insuffisances pédagogiques, qui peuvent conduire au licenciement.
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