FLORANGE L’ACIER TROMPE Un film de Tristan Thil
Un slogan FULL MITTAL RACKET
Trois stratégies se dégagent :
– La stratégie de Mittal est de développer des grands outils de production en Chine, Inde, Brésil et liquider l’outil sidérurgique européen notamment français. Il ne s’agit donc pas seulement d’un problème d’emploi mais d’un problème de répartition de la production dans le monde.
– La stratégie de défense syndicale (Cgt, Cfdt, Fo) est de rechercher l’appui des politiques (locaux nationaux, de droite, de gauche), de trouver une solution politique, législative à un problème économique face à une stratégie d’une multinationale.
– La stratégie de l’Etat selon Sarkozy à Gandrange : il demeure favorable au maintien de la production sidérurgique en France : « dans le monde on constate une croissance de la demande en acier, ce qui se joue est la présence d’usines sur le territoire français, avec ou sans Mittal l’Etat investira dans Gandrange ». Promesse non tenue, fermeture de Gandrange.
Discours de Hollande à Florange lors de la campagne électorale présidentielle de 2012 ; à la question du syndicaliste E. Martin : êtes vous prêt à faire voter une loi qui interdise à l’entrepreneur de démanteler une entreprise et de retrouver un repreneur ?
Réponse, oui, j’appuierai la proposition de loi suivante : quand une grande firme ne veut plus d’une unité de production mais ne veut pas non plus la céder, il sera fait obligation pour que des repreneurs puissent reprendre l’unité.
BILAN :
Décembre 2012, Hollande renie ses engagements de campagne et se couche (comme Sarkozy) devant la finance internationale.
Pour le syndicaliste E. Martin, « les conseillers du gouvernement sont quasiment les mêmes que ceux de Fillon, qui ont une pensée libérale, ce n’est pas avec ceux là qu’on fera une politique de gauche. [...] On nous a enfoncés la tête dans l’eau, ceux qui étaient censés nous aider nous ont assassinés. La trahison continue. »
Ceci alors que le site de Florange est déclaré par le gouvernement et par Mittal comme parfaitement rentable.
Ce documentaire amène quelques questions :
Qu’est devenu le projet de loi Florange ?1 ;
2
La stratégie syndicale consistant à s’appuyer sur le politique ne suffit pas, d’autres solutions sont-elles possibles, comme celle des Good Year d’Amiens qui consiste à s’appuyer sur le levier juridique (en dehors de la nationalisation temporaire) ?
Voir blog Cgt-Good year sur l’action des Good Year.
Cette stratégie était-elle possible à Florange ?
Pour en savoir plus voir l’onglet 2 ci-dessous
++++Résumé intégral
INTRODUCTION Fermeture de Gandrange, 4 ans après Florange, un combat syndical Cfdt Cgt
3-4 mn Portrait d’Edouard Martin délégué Cfdt
5 mn Chp I CALCULER :
Stratégie de Mittal est de développer des grands outils de production en Chine, Inde, Brésil et liquider l’outil sidérurgique européen notamment français. Il ne s’agit donc pas seulement d’un problème d’emploi mais d’un problème de répartition de la production dans le monde.
– La stratégie de défense syndicale (Cgt, Cfdt, Fo) : rechercher l’appui des politiques (locaux nationaux, de droite, de gauche)
10 mn - Stratégie de l’Etat : Discours de Sarkozy à Gandrange : il demeure favorable au maintien de la production sidérurgique en France : « dans le monde on constate une croissance de la demande en acier, ce qui se joue est la présence d’usines sur le territoire français, avec ou sans Mittal l’Etat investira dans Gandrange ». Promesse non tenue, fermeture de Gandrange.
11 mn Chp II VEILLER :
Discours de Hollande à Florange ; à la question du syndicaliste E. Martin : êtes vous prêt à faire voter une loi qui interdise à l’entrepreneur de démanteler une entreprise et de retrouver un repreneur ?
Réponse, oui, j’appuierai la proposition de loi suivante : quand une grande firme ne veut plus d’une unité de production mais ne veut pas non plus la céder, il sera fait obligation pour que des repreneurs puissent reprendre l’unité.
14 mn Antoine Terrak, syndicaliste : Il faut une stratégie industrielle française, c’est du boulot qu’on veut, pas le RSA.
15 mn Chp III AGIR, REAGIR :
Piquets de grève, négociation, marche sur Paris et concert à Paris de soutien pour faire connaitre le combat de Florange. Question de la difficulté de mobiliser les salariés : s’explique pour E. Martin d’abord parla peur des salariés (de ne pas payer les factures, de ne pas partir en vacances…), c’est le rôle des syndiqués d’y aller même une minorité et de faire bouger les lignes.
22 mn Chp IV RÉSISTER : la marche sur Paris, de la nécessité de communiquer pour informer la population.
28 mn Chp V POLITISER,
Discours de la députée Ps de Lorraine stigmatisant la politique du gouvernement Sarkozy (aveu de son échec industriel)
Victoire de Hollande aux élections.
30 mn Chp VI NÉGOCIER
avec le gouvernement Ps récemment élu, une lueur d’espoir.
32 mn Chp VII DOMINER
A la question : est-ce une erreur d’avoir laissé Mittal s’emparer d’Arcelor ? Un actionnaire (ancien salarié) répond : oui, car la sidérurgie au Luxembourg et en France disparait…
Visite d’A Montebourg : l’argument du projet de loi proposé par les syndicats pour obliger Mittal à accepter un repreneur est en discussion…
Réponse syndicale d’E. Martin, à Liège (Belgique) Mittal met le gouvernement à genoux en faisant pression, « où vous signer le plan social où je ferme toute l’industrie à Liège, la réaction des salariés fut de se retourner contre les syndicats ». Il faut imposer à Mittal un repreneur par le biais de la loi, afin de montrer qu’une autre voix est possible.
37 mn Chp VIII OCCUPER
Pour A. Terrak : « Avant, le contre pouvoir était le peuple, maintenant ce sont les financiers. Il faut sortir de ce combat avec une trace, la loi Florange (obliger l’entrepreneur à un repreneur). Le politique quand il est au gouvernement doit exercer son pouvoir, pour l’instant il n’exerce pas son pouvoir, il négocie. On ne négocie pas avec la vie des gens. »
40 mn Chp IX ESQUIVER
Mittal laisse jusqu’au 1er décembre 2012 au gouvernement français pour trouver un repreneur des Hauts-Fourneaux de Florange. Face à Mittal, A. Montebourg propose la nationalisation temporaire du site, utiliser donc le levier juridique pour faire plier Mittal. A l’Assemblée nationale A. Montebourg déclare qu’un repreneur est prêt à investir dans Florange. « Lorsque l’acier est bas, on ferme Florange. Mais il y a trois ans les hauts fourneaux de Florange marchais à plein, et lorsque l’acier sera haut, si Florange ne fonctionne plus parce qu’on aura fermé les hauts fourneaux, la France importera de l’acier, d’où l’utilité de la nationalisation temporaire (car elle se fait à coût nul pour les finances publiques). »
46 mn Réponse d’E Martin, l’Etat négocie encore avec Mittal alors qu’il n’y a pas à négocier avec un employeur qui détruit l’emploi sidérurgique en Europe. Il demande au gouvernement d’exercer son pouvoir.
Discours du premier ministre, Ph. Ayrault : La nationalisation temporaire est abandonnée par le gouvernement, car Mittal se serait engagé à investir à hauteur de 180 millions d’€ à Florange.
49 mn Chp X TRAHIR
Six jours après, Mittal annonce son retrait. Lettre de Hollande aux ouvriers de Florange ;
« Je ne peux pas être parmi vous aujourd’hui et mes pensées vous accompagnent. Cette élection, je vous la dois en partie. Merci à vous tous ! Mais que faire ??? »
BILAN :
Hollande renie ses engagements de campagne et se couche (comme Sarkozy) devant la finance internationale.
Pour le syndicaliste E. Martin, les conseillers du gouvernement sont quasiment les mêmes que ceux de Fillon, qui ont une pensée libérale, ce n’est pas avec ceux là qu’on fera une politique de gauche. On nous a enfoncés la tête dans l’eau, ceux qui étaient censés nous aider nous ont assassinés. La trahison continue.
Ceci alors que le site de Florange est déclaré par le gouvernement et par Mittal comme parfaitement rentable.
Pour voir le documentaire intégral :