1961
La philosophe juive allemande Hannah Arendt est envoyée à Jérusalem par le New Yorker pour couvrir le procès d’Adolf Eichmann, responsable de la déportation de millions de juifs.
Les articles qu’elle publie et sa théorie de “La banalité du mal” déclenchent une controverse sans précédent.
Son obstination et l’exigence de sa pensée se heurtent à l’incompréhension de ses proches et provoquent son isolement.
Bande annonce
Hannah Arendt propose un éclairage différent à la culpabilité d’Eichmann, non hors-sujet, hors cadre judiciaire, mais un éclairage différent au sein du cadre judiciaire même. Un éclairage sur la notion de culpabilité. […]
La monstruosité du mal, c’est sa banalité
La question générale qu’Hannah Arendt a soulevée, quand elle a couvert le procès Eichmann à Jérusalem, porte sur le mal humain. On ne saurait le lui reprocher. La monstruosité du mal humain, c’est sa banalité. Banalité du mal que l’expérience de Milgram tentera de démontrer scientifiquement, expérience à son tour reprise dans une fameuse scène du film d’ Henri Verneuil "I comme Icare".
Eichmann est un homme qui a oublié qu’il pouvait penser et agir, un homme qui a oublié qu’il possédait la faculté de se regarder en face, la conscience de soi, un homme qui a oublié qu’il était un homme.
Christophe Dejours dans son ouvrage sur la souffrance au travail s’inspire notamment des travaux d’Hannah Arendt