– L’intersyndicale appelle à construire une nouvelle journée de grève nationale le mardi 26 janvier 2016.
MANIFESTATION ORLEANS 10h30
Départ : Conseil départemental, rue Eugène Vignat
Arrivée : Rectorat-Conseil régional-Préfecture
– Réforme du collège : même les inspecteurs alertent la ministre !
– Tracts syndicaux
– Deux réunions auront lieu :
– > le 21 janvier à Chalette sur Loing, maison des associations, à 20H00 ;
– > le 19 janvier à Orléans, lycée Bnejamin Franklin à 18h30, salle E01.
Position de la CGT éduc’action
Malgré trois journées nationales de grève, une manifestation nationale et de multiples actions dans les établissements, notamment à l’occasion des journées de formation, la Ministre persiste dans sa volonté d’imposer la réforme du collège à la rentrée 2016 et refuse tout dialogue.
Pourtant, le refus de la réforme reste profondément ancré chez les personnels comme le montrent les remontées des bilans des journées de « formation ».
Dans le même temps le ministère prétend ouvrir des discussions sur « le bilan des réformes du lycée », mais annonce d’ores et déjà qu’elles ne pourront déboucher que sur des ajustements techniques à la marge.
Le « collège 2016 » n’est que la dernière étape en date d’une politique qui ne varie pas de gouvernement en gouvernement ; généraliser l’autonomie libérale, imposer la concurrence entre toutes et tous, réduire l’égalité sur le territoire et refuser de donner les moyens nécessaires à la réussite des élèves.
La lutte pour obtenir l’abrogation de la réforme et l’ouverture de discussions pour le collège sur d’autres bases, doit se poursuivre.
L’intersyndicale s’est réunie le mardi 1er décembre pour envisager de nouvelles modalités d’actions. Pour y parvenir, elle appelle les personnels à amplifier la mobilisation en :
– continuant à s’opposer localement aux formations à la réforme en décidant collectivement de la forme de cette opposition
– poursuivant les modalités d’action : refus de toute anticipation de la mise en œuvre de la réforme et de toute discussion sur l’utilisation des « marges horaires » et de conception des EPI, motions, lettres aux parents, adresses aux élu-e-s, distribution de la carte pétition au président de la République…
– en partant de la réalité des DHG 2015, faire la vérité dans les établissements sur les DHG 2016 qui découlent de la réforme afin de défendre les postes, les conditions de travail des personnels et des élèves, préparer les interventions sur les éventuelles évolutions de dotation dues à la réforme.
– [bleu]Pour sauver des postes, par exemple de lettres classiques, il faudra utiliser les enseignements de complément et, par conséquent, entrer en concurrence avec ceux qui souhaiteraient utiliser les faméliques 2h45 de marge pour des dédoublements ou de la co-intervention. C’est une gestion de la pénurie par les personnels eux-mêmes que la CGT Educ’action refuse !
– A l’échelon national, le Ministère va sans doute essayer de faire passer la pilule en ne rognant pas trop la première année sur l’enveloppe globale allouée aux collèges. En revanche, il risque de rechercher les sacro-saintes économie sur les lycées, en particulier les LP, car c’est bien le système éducatif dans son ensemble qui est pris dans la tourmente libérale[/bleu].
L’intersyndicale appelle à construire une nouvelle journée de grève nationale le mardi 26 janvier 2016.
Elle appelle les personnels à se réunir en assemblées générales, en heures d’information syndicale pour organiser la mobilisation permettant de créer le rapport de force nécessaire pour gagner. La CGT Educ’action doit prendre tout sa part dans la construction de cette nouvelle journée de grève, tant au niveau national que local.
Position des Inspecteurs
Réforme du collège : même les inspecteurs alertent la ministre !
Il est aujourd’hui de notre devoir de vous alerter, dans un contexte politique et sociétal particulièrement difficile, sur les tensions inédites observées dans les établissements scolaires. Nous courons le risque de voir cette réforme (et les dispositifs de formation qui l’accompagnent) être l’otage d’un mécontentement et d’un malaise du monde enseignant. Il est également de notre devoir de relayer auprès de vous le profond abattement, voire le désarroi, des professeurs de lettres classiques et d’allemand qui ont le sentiment d’avoir été injustement pointés comme responsables des inégalités grandissantes, sociale et culturelle, de notre système éducatif. C’est pourquoi nous vous demandons, Madame la ministre, de réinterroger la mise en œuvre de cette réforme.
