BILAN DE L’EVOLUTION
(voir en document joint le tableau de l’évolution de la DGH)
En 10 ans au collège de Lorris. : 60 élèves en plus, pour une DGH (dotation horaire globale) stable (la DGH équivaut au nombre d’heures à travailler sur une semaine).
Concrètement quel impact pour les élèves ?
En nombre d’heures de cours 60 élèves en plus, pour une DGH stable cela équivaut à la perte de 70 heures poste/sem, soit environ 2000 heures de perdues pour le collège par an ou 4 heures par classe et par semaine qui n’ont pas été crées au collège sur 10 ans. Dans d’autres collèges des heures ont été supprimées car ils ont vu leur effectif baisser. Voilà comment on arrive à grignoter des heures et à supprimer des postes. Quand l’effectif élève baisse on retire des heures et quand l’effectif augmente on stabilise ou on augmente faiblement le nombre d’heures d’enseignement.
Concrètement : si des classes ont été créées dans notre collège pour faire face à l’augmentation des effectifs du collège la dgh n’a pas suivi.
BILAN DE L’EVOLUTION
(voir en document joint le tableau de l’évolution de la DGH)
En 10 ans au collège de Lorris. : 60 élèves en plus, pour une DGH (dotation horaire globale) stable (la DGH équivaut au nombre d’heures à travailler sur une semaine).
Concrètement quel impact pour les élèves ?
En nombre d’heures de cours 60 élèves en plus, pour une DGH stable cela équivaut à la perte de 70 heures poste/sem, soit environ 2000 heures de perdues pour le collège par an ou 4 heures par classe et par semaine qui n’ont pas été crées au collège sur 10 ans. Dans d’autres collèges des heures ont été supprimées car ils ont vu leur effectif baisser. Voilà comment on arrive à grignoter des heures et à supprimer des postes. Quand l’effectif élève baisse on retire des heures et quand l’effectif augmente on stabilise ou on augmente faiblement le nombre d’heures d’enseignement.
Concrètement : si des classes ont été créées dans notre collège pour faire face à l’augmentation des effectifs du collège la dgh n’a pas suivi.
En conséquence, les études dirigées, encadrées, le soutien assuré par les professeurs ont disparu, toutes les matières sont tombées à leurs horaires planchés c’est-à-dire au minimum. Ainsi l’histoire géo et l’éducation civique a perdu 5 heures au total/sem sur le collège depuis 2002. Des filières ont disparu : 4° et 3° techno, 3° d’insertion ; le collège ne répond plus à la demande de certaines familles, qui envoient dans le privé leur(s) enfant(s).
La consigne est de « Travailler plus pour gagner plus », donc compenser cette baisse des HP par des HSE.
Concrètement, cela signifie pour les professeurs : -prendre le poste (le travail) d’autres collègues, donc avaliser la politique de réduction des effectifs (- 80 000 depuis 2007). Pour les élèves, le professeur en assumant des heures sup privilégie la quantité sur la qualité. En effet, un professeur aura une quantité d’heures et de salaire supérieur mais sacrifiera
– 1) la qualité de ses cours,
– 2) le nombre de contrôles, donc la préparation de ses élèves,
– 3) la remédiation en cours (l’aide en classe des élèves en difficultés) faute d’une bonne connaissance de ses élèves car plus d’heures dit plus d’élèves et/ou moins de temps pour réfléchir aux difficultés des élèves rencontrées ;
– 4) et ne parlons pas des sorties, voyages et autres actions qui seront beaucoup plus difficiles à assumer.
En conséquence, cela pousse les parents à compenser de plus en plus les manques de l’école publique gratuite par des cours particuliers comme cela se fait déjà dans d’autres pays. Oui, ailleurs en Europe le nombre d’heures de classe est inférieur aux notre mais certains oublient de signaler que les parents de ces pays comme en Grèce s’endettent pour payer des cours privés complémentaires à leurs enfants.
N.B. Pour connaître le nb effectif d’heures perdues, il faut multiplier par le Nombre d’Heures par élève(ou H/E) de 1.2 aujourd’hui.
Soit 1.2X60 élèves en plus correspond à environ 70 heures qui ont été supprimées ou non affectées par semaine pour l’ensemble des élèves du collège.