CGT éduc’action 45
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Remplacements dans le primaire : travailler plus pour gagner moins
Article mis en ligne le 29 novembre 2016
dernière modification le 30 novembre 2016

par admin1

UNE NOUVELLE POLITIQUE
DE REMPLACEMENT DANS LE PREMIER DEGRÉ :

[bleu]Pour le gouvernement : une décision qui permettrait de mieux assurer les remplacements

Le ministère établira un cadre juridique clair et sécurisé du remplacement dans le premier degré – en concertation avec les organisations syndicales représentatives – en lieu et place de circulaires datant de 1976 et 1982. 

Le décret s’appliquera dès la rentrée 2017

 en fixant le département comme périmètre de nomination et d’intervention des remplaçants,

 - en rappelant leur vocation à remplacer tout service (toute école, tout poste et pour toute durée) dans l’intérêt du service et des élèves. 

Ce nouveau cadre décloisonnera la gestion et améliorera l’efficacité du remplacement[/bleu] : 

La position de la CGT éduc’action45 primaire : travailler plus pour gagner moins

Ce nouveau cadre juridique sécurisera-t-il les conditions d’exercice des remplaçants du premier degré ?

Il ne sécurisera pas l’être humain qui occupera cette fonction. En effet,

 on oublie que derrière la fonction se trouvent des êtres humains qui auront besoin de temps pour parcourir les distances entre leur lieu d’exercice provisoire jusqu’à leur domicile ; on oublie que ces personnes auront des frais de transport 5 jours par semaine même si la mission de remplacement dure plus de 3 mois (les indemnités de déplacement ne sont plus versées) ; on oublie que ces êtres humains se lasseront vite de ces conditions de travail et l’on s’étonnera de ne plus avoir de volontaires pour ce genre de postes…

 On appliquera peut-être le recours aux enseignants contractuels que l’on a vu dans l’émission envoyé spécial, le contractuel dure une à deux semaines voire un mois avant de donner sa démission quand il voit arriver sa ’paye’…

Du vécu ??? Et bien une fille (ingénieure) intervient dans un CFA à temps plein en maths et physique à 40 km de chez elle pour 700 euros par mois rémunérée à l’heure passée devant les élèves donc même pas l’équivalent des anciens ’maîtres auxiliaires’ .

On ose s’étonner que cette fonction n’attire pas ??? A 700 euros par mois il vaut mieux essayer les ventes en réunion de boîtes plastiques, robots culinaires ou d’aspirateurs...

Les postes de remplaçants dans le 1er degré ont eu leurs années de gloire quand les indemnités étaient versées tous les jours, les zones limitées à une circonscription... A cette époque, ces postes enviés étaient tenus par des enseignants en fin de carrière. Les indemnités se sont réduites en quantité (limitées aux jours travaillés et sur 3 mois maximum par remplacement) la moyenne d’âge des remplaçants a diminué également…

Avec ces nouvelles mesures ces postes seront éventuellement occupés par de jeunes enseignants aimants les voyages (pourquoi pas équipés de camping-car)... Dans le cas de jeunes femmes avec de jeunes enfants il est à craindre que ces postes entraînent de grosses difficultés…

La CGT éduc’action revendique l’instauration d’un système de remplacement efficace, sur la base d’une circonscription (de plus ou mois 20km), avec les frais de déplacements pris en charge pour l’intégralité de la mission.

Intégralité du projet de décret gouvernemental :

[bleu]Pour le gouvernement : une décision qui permettrait de mieux assurer les remplacements

Le ministère établira un cadre juridique clair et sécurisé du remplacement dans le premier degré – en concertation avec les organisations syndicales représentatives – en lieu et place de circulaires datant de 1976 et 1982. 

Cela implique un décret en Conseil d’État qui s’appliquera dès la rentrée 2017. Alors qu’aujourd’hui, les circulaires prévoient une segmentation du potentiel de remplaçants selon le périmètre (département ou zone infra-départementale), la distance (±20 km), la durée du remplacement, ce nouveau cadre décloisonnera la gestion et améliorera l’efficacité du remplacement : 

 en fixant le département comme périmètre de nomination et d’intervention des remplaçants,

 - en rappelant leur vocation à remplacer tout service (toute école, tout poste et pour toute durée) dans l’intérêt du service et des élèves. 

Une cartographie infra-départementale restera possible selon la spécificité géographique des départements. Ces modalités ont été expérimentées dans certains territoires dans lesquels des décloisonnements de viviers ont déjà été opérés. L’objectif de ce vivier unique de remplaçants est d’améliorer l’efficacité du remplacement et sa cohérence pédagogique en limitant, dans l’intérêt des élèves, l’affectation de remplaçants successifs en cas de prolongement de l’absence. S’il existe déjà dans le second degré, ce nouveau cadre juridique sécurisera les conditions d’exercice des remplaçants du premier degré.
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