CGT éduc’action 45
Liberté Solidarité Bien-être
Motion TRM-DHG 2012
Article mis en ligne le 11 mars 2012

par admin2

Orléans, le 20 février 2012

CA du lycée des métiers Paul Gauguin

Une nouvelle fois, la préparation de la rentrée 2012 se fait sur fond de restrictions budgétaires et de crise (14 000 postes supprimés au niveau national). Le ministère continue sa politique du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partants à la retraite et met en péril l’encadrement des élèves.

La réforme engagée par le ministère ne consiste pas à réduire l’échec scolaire, ni à une meilleure insertion des jeunes. En supprimant le cycle en 4 ans (BEP, puis Bac Pro), l’État contraint les familles à orienter leurs enfants en Bac Pro alors qu’ils n’ont pas le niveau scolaire pour atteindre cet objectif en 3 ans.

Le recours au partage des heures disciplinaires dans le cadre de l’autonomie des établissements et la multiplication d’heures supplémentaires n’est pas acceptable. Il faut transformer les Heures Supplémentaires Année en Heures Postes.

Dans notre établissement, l’application des grilles-horaires et la politique ministérielle se traduisent par :
− Des classes avec des effectifs trop lourds en seconde et un nombre d’heures dédoublées insuffisant,
− Le regroupement de certaines classes en enseignement général ou en enseignement professionnel,
− La diminution du nombre d’heures par élève en groupe,
− Une enveloppe globale ne permettant pas d’assurer un enseignement de qualité et de lutter contre l’échec scolaire,
− Le risque accru de laisser sortir du système des élèves sans diplôme si l’on suit les statistiques du rectorat, (voir l’exemple des TCA et autres),
− Les 2 heures d’enseignement d’allemand prévues ne permettent pas d’assurer cet enseignement sur les trois niveaux de classe,
− la difficulté de la communauté éducative à gérer la pénurie de moyens.

En conséquence, nous demandons l’octroi de moyens en heures poste supplémentaires ainsi que la prise en considération de la gestion des classes difficiles dans lesquelles se manifestent violence et incivilités.

Le chef d’établissement a fait sa répartition en fonction des moyens attribués, mais il ne peut faire remonter qu’une proposition respectant la dotation rectorale.

Cette dotation est insuffisante. Elle ne permet pas de répondre aux besoins des élèves et aux attentes des familles, elle augmente le décrochage scolaire ainsi que le nombre d’élèves sortants du système sans diplôme et ne tient pas compte des souffrances rencontrées par les personnels.