Communiqué de presse :
Cette nouvelle mouture demande beaucoup de travail personnel aux élèves de bac pro GA. Ce surtravail met nos élèves en difficulté voire en échec, d’autant plus que toutes les fiches précitées doivent être rédigées correctement. Or quand on sait que les moyens en constante diminution dans l’Education nationale depuis dix ans mettent en difficulté nos élèves, notamment en français (voire les résultats des études Pisa commandées par l’OCDE) de telles prescriptions imposées aux élèves renforcent le découragement.
Cette nouvelle mouture demande beaucoup de travail personnel aux élèves de bac pro GA, 55 fiches descriptives d’activité, au minimum 4 dossiers en économie – droit, 3 dossiers en anglais, 3 dossiers en espagnol, 1 dossier en P.S.E. (Prévention Santé Environnement) et 1 dossier en arts appliqués, sans compter les nombreux stages que doivent faire nos élèves durant leur parcours. Ce surtravail met nos élèves en difficulté voire en échec, d’autant plus que toutes les fiches précitées doivent être rédigées correctement. Or quand on sait que les moyens en constante diminution dans l’Education nationale depuis dix ans mettent en difficulté nos élèves, notamment en français (voire les résultats des études Pisa commandées par l’OCDE) de telles prescriptions imposées aux élèves renforcent le découragement.
Pour réaliser les fiches, mais comme pour le reste, cela implique de disposer d’un ordinateur personnel relié à une connexion Internet. Certes pratiquement tout le monde en possèderait mais avec la crise est-ce que tout le monde pourra encore payer sa connexion ?
Une nouvelle méthode pédagogique est imposée, travailler par scénario. Il faut mettre les élèves dans une situation professionnelle alors que les élèves n’ont pas ou très peu de pratique de l’entreprise.
Les contrôles en cours de formation (CCF) sont imposés, ayant pour objectif de remplacer à terme les examens nationaux. L’avantage pour l’Etat, faire des économies substantielles, économies faites sur le dos des élèves car ce principe remet en cause le principe d’égalité devant les examens. En effet, auparavant les examens étaient identiques à l’échelle nationale. Désormais la dimension nationale des examens est progressivement remise en cause ; les CCF qui composent, aujourd’hui, la plus grande partie de l’examen en bac pro GA sont mis en place par les professeurs de chaque établissement. Lesquels d’ailleurs doivent tout faire (sujets, convocations des élèves, expliquer les mauvaises notes, se former seul aux nouveaux logiciels…). Le surtravail est aussi pour les professeurs. Devant de telles conditions, on peut légitimement s’interroger sur la part du travail dans le suicide de professeurs. Tant que les conditions familiales sont bonnes, le professeur peut encore s’y raccrocher. Quand elles se détériorent…
L’Etat employeur qui a obligation de résultats et de moyen en matière de santé et de sécurité sur le lieu de travail, respecte-t-il ses obligations imposées par la loi, (inscrites dans la directive européenne de 1989 et le code du travail L4121) ?
Le bac pro trois ans en Gestion administration est un laboratoire destiné à s’étendre aux autres branches professionnelles. Quel avenir voulons-nous pour nos élèves, pour nos enfants ?
Nous demandons la réunion d’urgence du Comité d’hygiène, de sécurité et de conditions de travail départemental (du Loiret) afin d’établir un bilan sur le stress engendré par l’instauration de cette nouvelle organisation du travail (le travail par scénario, le CCF, l’augmentation du nombre d’élèves par classe, le passage au bac pro 3 ans…).
La CGT éduc’action 45