CGT éduc’action 45
Liberté Solidarité Bien-être
Exemple d’un conflit social dans un établissement

L’évènement se passe sur le long terme et l’explosion sociale elle même au sein de l’établissement n’en est que le pique.

Article mis en ligne le 14 septembre 2012
dernière modification le 5 mars 2021

par admin1

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Exemple d’un conflit social

Pour en savoir plus Collège

Témoignage de pratiques managériales dans un collège
depuis 5 ans maintenant, de sept 2003 à 2008

La 1 ère année  : peu de choses à en dire, attitude du Ppal d’observation durant l’année à 2 exceptions :
- 1 er  : dès son arrivée en sept : change les emplois du temps réalisés (en juin) par la Ppal
l’ayant précédé, veut enlever la salle du FSE, chose qu’il ne pourra pas faire car se doit de mettre à disposition une salle pour les élèves du FSE,
- 2 ème : notable celle-ci, un élève avec un portable prend en photo le dos (surtout les
fesses) d’une collègue d’anglais et montre la photo à ses camarades de classe. Le Ppal étouffe l’affaire en effaçant le fichier photo de l’élève après lui avoir confisqué son portable. Il ne prend pas de sanctions.
 Suite à cette affaire, nous avions refusé de prendre nos élèves tant que nous n’aurions pas d’explications à ce sujet. Il est venu discuter. L’argument principal : étant au mois de juin, il n’aurait pas assez de temps pour un conseil de discipline.
 Ensuite, le Ppal pas du tout revanchard colla à la prof d’anglais en question une commission le 7 juillet, prétextant que c’était à la demande du Rectorat. La prof en question téléphone au Rectorat pour de plus amples info. La réponse du Rectorat fut la suivante : c’est votre chef d’établissement qui choisit les profs à envoyer aux commissions, pas le Rectorat. La prof d’anglais a rappelé le Ppal, celui-ci s’est défendu en disant qu’il pensait qu’elle représenterait parfaitement bien le collège.

Les autres années , je passe sur les détails faute de temps.
-1 er point d’achoppement avec les collègues : les conseils de classe : fait passer des élèves contre l’avis du conseil de classe, sans avoir même convoqué les parents, slt en les contactant par téléphone. La case du bulletin de chaque élève c’est la sienne nous dit-il j’y marque ce que je veux, je ne suis pas obligé de prendre en compte vos remarques, vous, (profs) vous avez vôtre case. Donne les jours des conseils au dernier moment, une semaine à l’avance, ne prévient pas les parents d’élèves élus et reporte la faute en plein conseil de classe sur les P.P.
- 2 ème point : Pression et/ ou chantage :voyant une résistance de la part des collègues : il s’en prend à certains individuellement et ponctuellement. Il donne raison aux élèves . Qd un élève vient se plaindre d’un prof (réfractaire à sa politique) il donne raison à l’élève ou aux parents et supprime la punition. Il argumente en disant qu’il faut bien écouter le témoignage des deux parties comme en justice dit-il, mais il « oublie » de prendre la version du prof ou il n’en tient pas compte. Le chantage également se joue sur les notes administratives , n’augmente pas ou peu les collègues réfractaires. Il se fait aussi sur les collègues qui risquent de se retrouver sur deux collèges . Une collègue comme ça (TZR en Hist Géo EC) faisait Lorris (le matin) –Olivet (l’après-midi). La consigne est « acceptez mes directives et je verrai ce que je peux faire pour vous ». Ou si vous n’acceptez pas les heures sup l’année prochaine je me verrai contraint de vous envoyer compléter votre service sur un autre établissement. Un cas particulier, fut celui du prof de musique. Le Ppal pour se venger d’une pétition faite par les collègues à l’IA en juin 2007 révélant ses nombreuses incompétences, à envoyer au Rectorat (db juillet 2007) une lettre détaillée sur un prétendu malaise de notre collègue de musique qui serait selon lui prêt à se pendre. En effet, il aurait vu un signe qui ne trompe pas, une écharpe nouée à un porte-manteau.

- 3 ème point : Pression et/ ou chantage bis Les inspections
Est ce le fait de poser des heures syndicales ou pas ? Toujours est-il que nous connaissons une vague d’inspections : Cela a débuté : l’année dernière pour l’hist/géo, pour la CPE qui venait d’arriver, pour la documentaliste qui s’était opposée à ce que son CDI fasse office de permanence, puis en Anglais. En ce qui me concerne, il s’agissait d’une inspection sanction, suite à une lettre écrite au ministre de l’éducation au sujet des mauvaises conditions de scolarisation des enfants handicapés dans notre établissement. Cette inspection est tombée un mois après mon retour de convalescence (due à une méningite).
L’année 2007 a vu une réaction des collègues contre l’attitude du Principal (soutenant des parents et des élèves contre des profs et son incapacité notoire à gérer le collège correctement).
Cette année 2008, voit à nouveau une pluie d’inspections, en Français, techno,... Celle en Français est un peu du même acabit que la mienne. Si nous en hist géo, nous avions étaient prévenus le mardi pour le vendredi, mes collègues de Français ont été prévenus le Lundi pour le Mardi matin à la première heure. La collègue de Français inspectée la 1 ère , est sortie déconfite de son entretien. A la demande du Principal, il lui est imposé un tuteur. Bizarrement, quand elle fut inspectée la première fois par la même personne tout s’était très bien passé. Mais un facteur a changé depuis, le Principal.
Au sujet de cette inspection, le Ppal était au courant des pbs de santé de notre collègue de Français inspectée en 1 er . Il n’a pas jugé bon de décommander l’inspection ou d’intervertir les horaires des collègues inspectés. Surtout que la veille notre collègue était hospitalisée.
Enfin, nous avons fini par savoir par le gestionnaire du collège que l’inspectrice avait prévenu avant les vacances, mais le Ppal n’avait semble-t-il pas trouvé bon de prévenir les collègues à ce moment là. Peut-être pour ne pas gâcher leurs vacances. Suite à cela, nous avons décidé, les profs du collège, de faire une lettre de soutien à notre collègue de Français envoyée à l’IA, au Rectorat, et à l’IPR de français. Cette démarche n’ pas du tout était appréciée par notre Ppal, qui s’est senti mis en cause dans l’affaire. Comme par hasard !!! Au retour des vacances d’avril, il a fait pression sur notre collègue de français, lui disant entre autre seul dans son bureau : « par cette lettre vous vous concocter un enterrement de 1 ère classe », il a réitéré (dans d’autres termes) ses propos devant moi avec la prof de Français concernée. Il ne s’inquiétait que d’une chose s’était qu’on ne le dissocie bien la prochaine fois de l’inspectrice car il n’était pas responsable des pratiques de l’IPR. Au contraire s’était lui qui selon ses propos aurait tempéré l’IPR. J’ai eu du mal à y croire. Surtout, j’ai conclu la discussion en lui signifiant que les profs étaient prêts à aller plus loin si nécessaire.
Cette entre-vue fut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ma collègue de français
a craqué en salle des profs. Je lui aie conseillé de s’arrêter. Ce qu’elle a fait.

Bilan des événements de 2007-2008

Outre les événements cités ci-dessus, rajoutons les suivants :
1 ère étape : Juin 2007, un de mes élèves mal luné refuse de descendre en récréation. Je sorts de la salle pour lui signifier qu’il doit partir. Au lieu de cela l’élève fait front et me repousse physiquement. Je conduis l’élève chez le Ppal qui prend la défense de l’élève. Selon lui je me serai trop approché. J’aurai donc par mon attitude provoqué l’élève. Je simplifie l’affaire, il a fallu faire une pétition pour avoir gain de cause et voir l’élève exclu une journée. Avec mes collègues du FSE on avait décidé d’exclure de la sortie de fin d’année les élèves perturbateurs, donc celui-ci était concerné. Mais sur ce terrain mes collègues ne m’ont pas suivi, ils ont quand même emmené l’élève fautif, par peur du père connu comme étant très procédurier.
Le même mois, le prof de sport est accusé par deux élèves de maltraitance et les parents portent plainte. Après discussion avec les élèves, ceux-ci reconnaissent avoir exagéré la situation. Le sentiment du collègue de sport est de ne pas avoir été particulièrement soutenu par le Ppal. Un autre incident en sport du même acabit est survenu mais avec un autre collègue. L’élève accusait le prof de l’avoir frappé. Le pb étant que le Ppal a tendance à croire l’élève plutôt que le prof. Mais après confrontation entre l’élève, le prof, le Ppal et la mère, l’élève reconnaît avoir largement exagéré les faits.
A la suite de cela (fin juin) et d’autres pbs récurrents cités ci-dessus, les collègues on fait une lettre listant tous les pbs au collège de Lorris. La réponse de l’IA (en septembre) fut une lettre soutenant le Ppal. En ce qui concerne la lettre envoyée par le Ppal contre M........ (prof de musique) en réaction à la pétition de la fin juin, c’est seulement en octobre 2007 que notre collègue de musique nous en a informé. En effet il était préoccupé à l’époque par un autre pb plus sérieux pour lui, la maladie puis le décès de son père. C’est un autre exemple de fonctionnement du Ppal, s’attaquer aux personnes affaiblies, ce fut mon cas quand il m’a envoyé l’inspection, ce fut le cas de M. ......... puis en avril 2008 de ma collègue de français, Mme .............

2 ème étape : En novembre quand notre collègue de musique nous dévoile la lettre faite à son encontre par le Ppal, ( db juillet), nous décidions d’y répondre point par point avec signatures à l’appui des collègues, (sauf d’un) et en demandant une médiation, le 20 décembre 2007.
Nous avons eu une réponse de l’IA, une lettre type semble-t-il soutenant le Ppal. Nous avons donc relancé la demande de médiation avant les vacances de février 2007, le 7 exactement.
Dans le même temps (en décembre 2007), un de mes élèves de 3 ème s’énerve en classe voyant qu’il ne se calme pas je lui demande de sortir se calmer, ce à quoi il répond, pensant que je n’allais pas l’entendre, « je vais lui coller un pain ». Il a fallu une nouvelle fois une pétition des collègues pour que l’élève soit exclu une journée, sans quoi il donnait
raison encore une fois à l’élève.

3 ème étape  : l’inspection de ma collègue de français (au retour des vacances d’avril) (celle évoquée précédemment), prévenue volontairement par le Ppal le jour pour le lendemain. A cette inspection il faut ajouter le tutorat imposé à ma collègue toujours à la demande du Ppal soit disant pour tempérer l’IPR qui voulait aller plus loin, d’après les
propos du Ppal. L’attitude du Ppal ensuite à l’encontre de ma collègue s’apparente à du harcèlement, lui tenant des propos comme « par cette lettre de soutien vous vous concoctez un enterrement de 1 ère classe ».4 ème étape : Face aux pressions exercées par le Ppal sur notre collègue nous décidons de nous mettre en grève et déposons un préavis le vendredi 6 avril 2008. Le mardi nous rentrons en contact téléphonique avec la médiatrice académique, Mme .......... .
Elle nous oriente sur l’IPR de vie scolaire, Mme ......... du Loiret. En effet, Mme ........... se dit incompétente pour gérer les conflits de groupes, elle ne traite que les conflits entre ersonnes (un prof et le Ppal par exemple). Je contacte Mercredi le secrétariat de l’IPR de vie scolaire . La secrétaire me confirme que Mme ............. est au courant de notre demande suite à mon courriel et au coup de téléphone de Mme ............. Mais pas de nouvelles de l’IPR. Nous maintenons donc la grève. Vendredi 2 mai : sur 29 collègues 24 sont en grève. 2 non grévistes étant sur 2 collèges ne font pas grève mais sont solidaires, une collègue est aladme, l’autre n’a qu’une heure de cours... Le 5 ème prof est réellement non gréviste.
A 16h00 Le Ppal me contacte pour me dire que l’IA accepte un rdv avec nous le mercredi 7 mai, ou le mardi 13 mai. Nous optons pour le 13 mai. D’ap. le Ppal, l’IA demande comme délégation les 6 représentants titulaires au CA dont le non gréviste. Je refuse sa présence étant non-gréviste et propose un autre collègue et deux délégués départementaux syndicaux. Le Ppal, ap. avoir recontacté l’IA suite à mes propositions, me rappelle, et confirme que l’IA ne veut que les représentants titulaires élus au CA, plaidant pour une représentativité du collège. Samedi matin au collège, nous décidons de deux réunions, lundi et mardi pour préparer la rencontre avec l’IA.
Faut-il ou non accepter le non-gréviste dans notre délégation ?
Les avis sont partagés, certains pensent qu’il s’agirait ainsi de notre part d’un geste d’ouverture de bonne volonté. Pour ma part, en acceptant le prof concerné, cela reviendrait à se tirer une balle dans la jambe avant de courir un 100 mètres. En effet, le collègue est à fond en faveur de notre Ppal depuis sa présence au collège (2 ans). Il n’a jamais signé une quelconque pétition de soutien en faveur d’un prof de L..... Il désire lui même devenir Ppal, et passe à ce jour le concours dans ce but. Les collègues préfèrent opter pour la solution d’ouverture.